D) Le projet ITER

Le projet ITER est né lors du sommet de Genève, en novembre 1985, lors duquel Mikhaïl Gorbatchev propose à plusieurs États, dont les États-Unis, une coopération internationale dans le but de construire un tokamak.

En novembre 1986, les États-Unis, certains pays d'Europe et le Japon acceptent cette proposition et le projet est placé sous la direction de l'Agence Internationale de l'Énergie Atomique (AIEA ).

S'en suit ensuite une période de 10 années, c'est-à-dire jusqu'en 1998, durant lesquelles les différents participants au projet doivent s'occuper de l'élaboration technologique. Cependant, fin 1998, les États-Unis se retirent du projet, obligeant ainsi les membres restants à revoir leurs ambitions à la baisse.

En 2001, l'ingénierie du projet est terminée, et deux ans plus tard, les États-Unis et la Corée du sud rejoignent le projet. Ce n'est qu'en 2005 que l'implantation à Cadarache ( France ) est décidée, interrompant ainsi la rivalité entre la France et le Japon, tous deux candidats pour l'implantation du projet.

On peut tout de même revenir sur un point important de cet historique : la participation conjointe des États-Unis et de l'URSS pendant la guerre froide, et de plus, sur un projet concernant l'énergie nucléaire, alors que cette « guerre » était centrée sur l'obtention de l'arme nucléaire la plus destructrice.

Tout d'abord intéressons nous aux causes de cette guerre. Nous sommes dans un monde bipolaire contrôlé par le bloc soviétique et le bloc capitaliste. L'idéologie communiste n'est pas acceptée par les États-Unis et vice versa.

La guerre froide ne fit aucune victime mais elle fut le théâtre de tensions comme par exemple à check-point Charlie ou la crise des missiles de Cuba ; nous allons nous intéresser à cette crise car elle fut la plus grande crise nucléaire de toute l'Histoire.

Fidel Castro, récemment reconnu dirigeant de Cuba, entame une politique agraire et des nationalisations de capitaux américains. De plus, on constate un rapprochement progressif de Cuba et de l'URSS. Tous ces évènements ont conduit au débarquement de la baie des cochons, de résistants cubains entrainés par la CIA, qui fut un échec ; et finalement à un embargo, toujours d'actualité. En réponse à ces actions menées par les États-Unis, l'URSS installe en octobre 1962, des missiles nucléaires et envoie des sous-marins nucléaires, directement dirigés vers les Etats-Unis.

Cette crise prend finalement fin grâce à différentes négociations entre les deux puissances. S'installe alors une période plus calme : la détente. C'est durant cette période que naitront différents accords, tels que SALTI, qui limitent la prolifération d'armes balistiques de destruction massive.

Ainsi, l'association de l'URSS et des États-Unis pour la création d'un centre de recherche sur l'énergie atomique pendant la guerre froide montre, malgré les tensions, la volonté commune de développer le nucléaire civile.

Le projet ITER est un projet mettant de grandes quantités d’argent en jeu. A l’origine, le coût global du projet ITER s’élevait à 3.5 milliards d’euros. Aujourd’hui on estime que le projet reviendra à 10.3 milliards d’euros ; en prenant en compte les trois phases du projet que sont la construction qui durera environ 10 ans, l’exploitation du réacteur qui se fera sur une vingtaine d’année et finalement le démantèlement de la centrale. De plus la recherche demandée au préalable ainsi que la conception du réacteur auront coûtés plus de 500 millions d’euros. Le projet ITER demande donc des investissements lourds qui montrent que les états participant à ce projet misent beaucoup sur cette énergie qui permettrait de résoudre les problèmes énergétiques actuels.

Ensuite si l’on s’attache aux impacts du projet ITER sur la région PACA (Provence Alpe Côte d’Azur) et plus spécialement à la région de Cadarache nous pouvons prévoir des retombées économiques dues à l’arrivée de plus de 1400 postes  dans la région pour la phase de construction, ainsi que 2400 postes mobilisés pendant la phase d’exploitation. Il est aussi possible de souligner l’implication de la région PACA dans ce projet, en effet la région a investi pour construire des aménagements tels que des habitations ou une école internationale pour ces employés et leurs familles. Parallèlement l’Europe prend  en charge 45% du coût de construction des infrastructures d’ITER.


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